samedi 14 mai 2016

Album Photo avec MyPhotoBook

C'est le deuxième album que je réalise avec MyphotoBook, voici donc un descriptif du logiciel de conception et la présentation de l'album réalisé.

Je prendrais en exemple ma dernière réalisation, un portfolio aussi complet que possible sur plus de 15 ans de photographie avec un appareil dénommé l'Horizon, principalement le modèle H202 acquis en 1993.
Horizon H202
Je désirais rassembler dans un seul document toutes mes photographies (les meilleures bien sûr !) qui, jusqu'a présent étaient éparpillées de ci de là, dans des albums, des boites, ou encore restées dans l'état négatif.
Vous l'avez compris, il s'agit de photographies argentiques, et pour pouvoir être imprimées sur un album, elles doivent impérativement être numérisées ... ce sera la principale difficulté si vous aussi vous reprenez vos clichés argentiques !
Dans mon cas, j'ai dû racheter un scanner de film d'occasion, un Nikon Coolscan V, et l'associer à un PC sous Windows XP (le logiciel de scan date de cette époque !). Le scan des films panoramiques est particulier et se fait en deux passes, j'avais décris la méthode il y a quelques années ici, la page y est encore disponible. En sortie l'image a tout de même besoin d'être travaillée pour être présentable, rien de tel que Lightroom pour cela. Pour le scan, il existe aussi la possibilité d'utiliser un scanner à plat genre Epson V700.

J'avais déjà l'expérience de réalisations d'albums avec Blurb intégré à Lightroom, mais comme ici le sujet est la photographie panoramique, les formats proposés par Blurb ne sont pas assez allongés, à moins de faire de la double page systématique.
Myphotobook présente comme autre avantage d'avoir un logiciel spécifique pour plateformes Windows et MacOs. Un logiciel installé sur votre machine permet de travailler beaucoup plus rapidement qu'une application en ligne, il n'y a pas à télécharger ses images une par une sur un serveur ..., ici on accède à un répertoire en local, on peut essayer une photo, la remplacer, recommencer ... que l'on soit connecté à internet ou pas.

Le logiciel de Myphotobook est disponible sur le site, et s'installe sans difficulté, il est relativement léger (42 Mo sur mon Mac, le poids de 2 photos en Raw ... négligeable !).
Au démarrage, vous retrouvez vos projets et le choix pour créer un nouvel album.
Album Photo avec Myphotobook

Le logiciel se présente ainsi, ici la première page,
Album Photo avec Myphotobook
Les Menus
Une disposition classique, avec à gauche les disques et répertoires, en dessous les images du répertoire sélectionné.
Ce menu de gauche possède trois onglets, le premier est donc la source des images, le second est un choix de mise en page, à savoir qu'avec Myphotobook, la mise en page est totalement libre, et que vous pouvez enregistrer votre mise en page spécifique pour la réutiliser ailleurs sur l'album, et le troisième onglet, un choix de fond de page.

En dessous les imagettes des pages, avec une barre de défilement. A droite une petite fenêtre avec les caractéristique de l'album, format(carré, A4, A3 ...), type de couverture (cuir, rigide, mat, brillant), et le nombre de page (impossible d'ajuster à une page près, il faut choisir 24, 36, 48 ...etc).
Vous pouvez toujours insérer une nouvelle page, mais celle ci repousse toutes les autres d'un cran, la dernière sort du champ, elle n'est pas perdue, il faudra supprimer une page pour retomber sur le nombre défini de base pour retrouver la dernière page.
Une petite barre de menu au-dessus des imagettes de page, permettant de choisir le type d'affichage des pages (une, double, avec ou sans grille), l'ajout d'image et de texte, ainsi que les boutons "défaire" et "rétablir".

En haut à gauche, des boutons dont "enregistrer". Il me semble que le logiciel enregistre au fur et à mesure les actions, puisque après un plantage (ce qui est rare), j'ai bien retrouvé tout ce que j'avais fait auparavant, sans avoir fait "enregistrer". Par précaution, il vaut mieux tout de même enregistrer de temps en temps.

Edition de l'album
A partir de là, l'édition de l'album est simple. Il suffit de sélectionner une image, de la glisser sur la page, puis ajuster la taille en tirant ou en poussant les points rouges.
Album Photo avec Myphotobook
Lorsqu'une image est sélectionnée, un petit menu apparait, on retiendra l'onglet "Image" permettant d'ajuster la luminosité et le contraste.

Le texte
L'ajout de texte est initié par le bouton "Ajouter du texte", un espace s'affiche sur la page, puis un sous menu dans lequel s'effectue l'édition du texte. Il ne reste plus qu'a placer la zone de texte au bon endroit.

La mise en page
Si cette disposition est destiné à être réutilisée, enregistrer le format de page dans l'onglet "Mise en Page".
On trouve ici quantité de format de mise en page, bien pratique pour varier la disposition des photographies et faire quelque chose d'agréable à feuilleter.

Pour les amateurs de grands espaces, on peut utiliser la double page.
Album Photo avec Myphotobook

Pour mon album sur l'Horizon, j'ai fait une mise en page simple avec une photo par page.
Album Photo avec Myphotobook

Je ne crois pas que ce soit la peine que je rentre plus dans les détails, la construction de l'album est simple et intuitif, tout en laissant libre l'utilisateur de créer ce qu'il désire.

Téléchargement et commande de l'album
Quand tout est terminé, il ne reste plus qu'à le télécharger sur le serveur de Myphotobook. Le temps de chargement est variable, fonction du nombre de photo. Dans mon cas, le chargement d'un gros album de 250 pages à tout de même pris 1h3/4, malgré une connexion fibre.
Le tarif d'un album n'est pas "donné", il peut être intéressant d'attendre justement une promotion. Mon album atteignait les 229€, une réduction de 40% valable quelques jours m'a permis de baisser le tarif. Mais il est fort probable que les tarifs officiels soient artificiellement élevés afin d'offrir des réductions tout au long de l'année ... que du marketing, faire croire au consommateur qu'il fait une affaire.
Même avec la réduction, les albums Myphotobook sont un peu cher.
Pour entrer un code de réduction il faut aller jusqu'a la dernière étape du paiement.

L'album
J'ai choisi le "Livre photo", c'est à dire un document imprimé par des moyens traditionnels, comme une revue, ou un livre classique. Il existe comme autre choix le "Livre papier photo", qui lui sera réalisé avec du papier photo. La différence entre les deux se voit à la loupe, le premier est composé d'une trame de points, alors que le second est lisse, sans trame.
Macrophoto de la trame ... invisible à l'oeil

La durée de vie (conservation des couleurs) indiqué par Myphotobook est "une vie entière de façon impeccable" ... on estimera donc à 100 ans environ.


Album Photo avec Myphotobook

L'album fait 250 pages, c'est le maximum possible pour le livre photo, il est épais et en impose par son poids.

La couverture brillante est très réussie et agréable en main (sans les inconvénients d'une couverture matte sensible aux salissures), les images de couverture sont lumineuses et ressortent très bien.

La reliure est une reliure collée, classique, qui ne permet pas une ouverture complète du livre, les pages s'incurvent sans pouvoir se mettre à plat. Une reliure brochée-cousue aurait été préférable.

Album Photo avec Myphotobook

Les pages du livre ont un grammage de 170g/m2, blanches mais pas d'un blanc pur.  La texture de surface est un peu brillante, un peu lisse, je ne suis pas emballé, mais je suis peut-être trop exigeant, habitué aux papiers photos de mon imprimante jet d'encre, du coup les images manquent un peu de luminosité. La température de couleur est bonne, je n'ai remarqué aucune dérive par rapport aux images d'origine, les bleus du ciel parfois un peu terne. J'avais peur d'avoir des images trop saturées, en fait le rendu du livre est plutôt doux, et donc un peu de couleur en plus à la conception, ce n'est pas plus mal.
Il existe une option "finition brillante" qui rehausse luminosité et couleur, mais l'option est chère, 50€ pour mes 250 pages, et je ne l'ai pas prise.

Album Photo avec Myphotobook

En conclusion, c'est avec émotion que je peux maintenant feuilleter cet album retraçant 15 ans de photographie avec cet appareil atypique qu'est le H202 !
Certes la qualité de l'album n'est pas celle que j'avais en rêve, mais tout de même, elle est largement suffisante pour ce projet ... enfin réalisé !

Les Photographies
J'en ai profité pour créer la galerie H202 afin de montrer quelques unes des photographies qui composent mon album.

mardi 29 mars 2016

Photographies de spéléologie dans les années 50

Mon père m'ayant laissé en héritage de nombreuses photographies et quelques boites de négatifs, je me devais de faire revivre son époque, et plus particulièrement un sujet qui lui tenait à coeur, celui de la spéléologie et de la faune cavernicole. C'est un projet qui l'a occupé de nombreuses années, avec l'idée d'en faire un livre. Avec cet album je tente de terminer son projet, ainsi que partager avec la famille et les amis spéléologues ses photographies, c'est un album souvenir !

J'ai regroupé tous les négatifs que j'ai pu trouver sur le sujet, je les ai scannés selon la méthode décrite dans mon article "Numérisation des plaques photographiques", méthode qui marche aussi très bien pour les négatifs du 6x6 au 6x9.
Après un gros travail sous Lightroom et sélection des meilleurs clichés, j'ai fait cet album.
Celui-ci est en vente à prix coutant sur le site de l'éditeur Blurb, pour la famille, les amis et les spéléologues qui l'ont connu, ou pas, et qui désireraient garder un souvenir de la spéléologie en Gascogne dans les années 50.

Le livre est intitulé "Spéléologie en Gascogne par Léo Barbé".

lundi 15 février 2016

Photoscape un logiciel de traitement d'image

Je cherchais un viewer pour mon Mac, et si possible avec quelques fonctions pour gérer simplement et rapidement mes photographies, de temps en temps, sans avoir à passer par Lightroom plus lourd à utiliser (importation ... etc), et j'ai trouvé Photoscape, gratuit, qui, ma foi, est plus que complet !

Si l'on veut se passer d'un logiciel additionnel, sur le Mac, il existe "Aperçu", qui permet quelques fonctions basiques de traitement d'image, mais ce dernier est un peu déroutant, peu sécurisé, il enregistre les modifications lors de sa fermeture sans demander de confirmation, et l'on peut perdre ainsi très facilement son original. Le viewer ne permet pas de passer aux photos suivantes, et le rendu des couleurs est fade.

Revenons à Photoscape, disponible sur l'Apple Store (existe aussi en version Windows), gratuit,  la version pro est à 30€ ainsi que des collections de filtres supplémentaires à 1€ pièce.
La version gratuite est déjà très complète et sera largement suffisante dans la plupart des cas.
Ce logiciel dispose d'une ergonomie relativement simple et très fonctionnelle, avec un explorateur à gauche, des onglets au dessus pour les différentes fonctions, et à droite les actions ...


Editor
Avec l'éditeur nous pouvons faire toutes les actions qu'il est possible de faire sur une image :
- les rotations, alignement de l'horizon, miroir horizontal ou vertical,
- ajuster la taille, recadrer,
- Régler la netteté, le vignetage,
Un menu rapide permet d'accéder aux actions de façon directe et pré-programmé :


Par exemple recadrer sa photo dans un format 3x2 (le format du 24x36) est un jeu d'enfant, ou bien retailler pour le web ou pour un mail afin d'avoir un fichier plus léger, une simple case à cliquer.
Quelques fonctions Noir et Blanc sympathiques, dont le passage en négatif (essayez avec Lightroom ... pas facile !).

Toujours dans l'éditeur, on y trouve :
- Le niveau automatique et le contraste automatique,
- le flou et le grain film,
- les actions qui ne sont disponibles que dans la version pro : Niveau, courbes, la balance des couleurs, et le mixer de canaux,
- Color emphasis (accentuation) et color replacement,
- la balance des blancs (bien souvent inaccessible sur un fichier jpeg), et Backlight Correction (pour retoucher les hautes et basses lumières),

Ensuite les effets : une belle collection pour ceux qui aime "bidouiller" leurs photographies, et en faire une image originale, une vingtaine d'effets, par exemple ci dessous, le Thershold, le Swirl et le Zoom Blur:



Les sous-menus de l'Editeur
Jusqu'a présent nous étions dans le sous-menu "Edit", mais il y a aussi :
- Color : Accès à tous les réglages dans un seul menu, sous forme de curseurs, un clic dans l'histogramme permet de revoir l'original,


- Film : choix de filtres pour imiter les émulsions argentiques, 9 filtres gratuits, les autres (48) sont accessibles dans la version pro,


- Frame : pour rajouter un cadre, avec de nombreux choix ainsi que sélection de l'arrière plan,


- Insert : Insertion de différents "objets" comme des
  • Stickers, choix d'émoticones, avec retouche de la taille, et déplacement au choix dans l'image,
  • Image, idem mais avec insertion de l'image de son choix,
  • Texte, Choix de la police et de la couleur, également positionnement de son choix,
  • Magnifier, une loupe pour montrer un élément particulier de l'image,
  • Filter, un effet de filtre de different type sur une zone particulière,
  • Flêches et lignes, ainsi que figures géométriques,
  • Brush, une brosse/crayon,


Le menu suivant ...
Batch
Ce menu permet de réaliser une série d'action sur un ensemble de photo.
Toutes les actions du menu Editeur sont présentées de façon simplifiées.
Le bouton "Save" lance les actions sur toutes les photographies qui auront été choisies et poussées dans la zone de sélection:


Menu suivant ...
Collage
Voici une fonction originale qui permet d'associer plusieurs photos de manière ludique, que l'on appelle aussi pêle-mêle. Le logiciel propose quantité de formats différents d'assemblage, ainsi que le réglage de la dimension finale de l'image, l'ajout de texte ... La version pro comporte un choix de plusieurs centaines de formats !


Menu suivant ...
Combine
Voici une facilité qui ressemble à ce que le photographe appelle une "planche contact", mais on pourra l'utiliser aussi à d'autres fins:


Menu suivant ...
Create Gif
Les images gif sont ces petites animations que l'on trouve parfois sur le web sous forme de minis dessins animés de personnages, ou bien les images météos montrant le défilement des nuages ou de la pluie, mais l'on peut aussi assembler une série de photographies pour en faire une image animée sans la contrainte de l'affichage d'une vidéo.


La fonction rafale de nos appareils photos est idéale pour composer ces animations:


Et enfin ...
Le viewer
Il n'y a pas pléthore de viewer pour Mac dans l'Apple Store, tout de même Fragment qui n'est pas mal et gratuit dans sa version de base. Mais le viewer de Photoscape se défend bien, avec un affichage plein écran, des commandes qui disparaissent pour se faire discrètes, les infos exif si on désire, et un diaporama simple configurable.
Le mode vignette :


et le mode viewer plein écran :


A noter, qu'avec Photoscape, il faut ouvrir le dossier dans l'explorateur intégré pour pouvoir afficher la suite des images.

Petits défauts
- Travail que sur une seule image à la fois,
- Travail sur le fichier entier et donc parfois un peu long pour exécuter la tâche,
- Pas de gestion des fichiers Raw,
- Pas de zoom dans l'image dans le menu Editeur/color (zoom dans la version payante),
- Pas de tampon ni duplicateur,

Qualités
- Gratuit dans sa version de base, qui par ailleurs est très complète,
- Très nombreuses fonctionnalités,
- Très bonne ergonomie,
- Viewer quasi parfait,

Que demander de plus pour un logiciel gratuit ? Je me demande bien ?


vendredi 18 décembre 2015

Album photo avec Lightroom

J'ai découvert qu'avec Lightroom je pouvais créer un livre photo, facilité que j'avais jusqu'à présent ignorée, ayant l'habitude de réaliser mes albums avec des applications spécifiques.
Lightroom utilise un plugin Blurb, que l'on retrouve sur le web sous forme d'application indépendante à télécharger, intitulé Bookwright. Je l'avais d'ailleurs essayé, mais sans enthousiasme quand à ses qualités ergonomiques, et je n'avais pas donné suite, préférant "Myphotobook" pour mes photographies panoramiques et "PhotoService" pour mes albums familiaux. J'aurais l'occasion de revenir sur ces deux éditeurs...
J'ai donc tenté l'expérience, et il est vrai qu'avec Lightroom, tout est bien plus simple pour créer son album. On a accès quasi instantanément à toutes les facilités de Lightroom comme le recadrage et tous les réglages indispensables pour une belle photographie. L'utilisation de collections permet de classer ses photographies par thème et de ne travailler sur son livre qu'avec les photos du sujet en cours.
Je le concède, l'ergonomie de Lightroom n'est pas une référence, il faut peiner parfois avant d'être récompensé par les immenses possibilités du logiciel.

Tout d'abord il faut choisir un format, Blurb n'est pas très riche et propose en gros 3 formats: carré, portrait et paysage, et chacun en 2 tailles Petit/moyen ou grand, ce qui fait un choix de 5 formats (un seul portrait).
Personnellement c'est le format paysage qui m'intéresse, les tailles font 20x25 pour le moyen et 28x33 pour le grand. Moi qui suis un fan de panoramique, ce format est plutôt étroit et manque d'envergure ! Pourquoi pas de 21x29,7 ? Tant pis, nous allons voir comment s'adapter au format de ce livre.
Sous Lightroom 5, le livre se présente ainsi:
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

Chaque page est construite à partir d'un format prédéfini, l'utilisateur n'ayant pas la possibilité de créer lui même sa page, il doit choisir parmi les nombreux choix disponibles:
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

Heureusement, les choix sont nombreux et l'on trouve toujours un format qui convient.
A l'intérieur des cadres, la photographie peut être retaillée, soit pas effet de zoom, soit en rétrécissant sa dimension, sans possibilité de la recadrer ... mais nous sommes dans Lightroom ... il suffit alors de revenir sur l'onglet "Développement" pour accéder à tous les réglages, les actions étant reprises instantanément dans le Livre.

Et mon format panoramique ? Avec mon album en 20x25 je suis un peu à l'étroit ... plusieurs possibilités tout de même, la première est d'utiliser la double page, l'effet est grandiose, c'est le mieux pour un beau paysage. Par contre le type de reliure coupe un peu la photographie en deux, il faudra veiller à ne pas avoir son sujet principal au centre.
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

Ci-dessus, le format panoramique est bien prononcé, on a besoin parfois d'un peu plus de hauteur. Avec Blurb, on peut aussi présenter en double page sous ce format là, qui permet de bien mettre en valeur une photographie, en laissant une partie en blanc :
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

L'autre possibilité plus classique est de présenter plusieurs photographies en restant sur une page:
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

Les verticales sont souvent difficiles à mettre en valeur sur un format paysage, on pourra utiliser cette disposition, plutôt agréable à l'oeil, en jouant avec le graphisme:

La fonction "Arrière-plan", comme son nom l'indique, permet de créer un arrière plan de son choix pour habiller les pages de son album. Très simple d'utilisation, vous pouvez jouer sur l'opacité et créer des fonds tout en douceur:
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

L'arrière plan permet de mettre une ambiance particulière, ici minérale :
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

Le modèle réalisé est avec une couverture cartonnée rigide, avec photographies, lisse, agréable au toucher, avec un titre de son choix, ainsi que sur la tranche.
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

La qualité d'impression est bonne, les couleurs fidèles (à condition d'avoir un écran calibré), contraste et saturation conformes à l'original Lightroom. Parfois certaines images peuvent être difficiles à rendre sur papier, comme ici un paysage de neige à la tombée de la nuit ... sera un peu plus sombre et un peu plus bleu que sur l'écran.
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

Une vue de la reliure, classique et bien faite :
Livre photo avec Lightroom et plugin Blurb

Comptez environ 50€ pour une centaine de pages. Le Livre est imprimé aux Pays-Bas et expédié par le transporteur UPS.
Blurb propose pour quelques euros de plus une version PDF de votre Livre (mais Lightroom le permet déjà de base), ainsi qu'une version iBooks pour iPad très intéressante.
Livre photo sur iPad

Avec Blurb vous pouvez également mettre en vente votre Livre sur le site web de l'éditeur. Même si vous n'êtes pas un grand photographe, cela permettra par exemple de mettre à disposition de tous un album, dans le cadre d'un club, d'une association, un voyage de groupe ...

Je ne peux que vous encourager à réaliser des albums photographiques, c'est un excellent moyen de partager ses images, de réveiller ses photos qui dorment au fond de l'ordinateur, de réaliser un Livre (avec un grand L). Quoi de plus agréable que de feuilleter un album avec ses propres photographies, de revivre ses voyages, de voir le chemin parcouru par ses enfants ...
Faites le avant d'être noyé par les milliers de photographies qui s'entassent chaque année sur votre disque dur ... (disque sauvegardé bien sûr ... sinon c'est comme faire du trapèze sans filet !)

Cet article n'est pas une pub pour Lightroom, ni Blurb, seulement un résultat d'expérience, une information pour le lecteur. Au plus tôt, j'essaierai de vous parler de MyPhotoBook et PhotoService.

vendredi 2 octobre 2015

Le LX100 de Panasonic

Voici un test du LX100, mais comme il en existe déjà beaucoup sur le net, j'essaierai de vous en parler différemment.
Vous pouvez voir des tests classiques et très complets (en anglais) ici :
http://www.cameralabs.com/reviews/Panasonic_Lumix_LX100/ Le plus complet,
http://www.dpreview.com/reviews/panasonic-lumix-dmc-lx100 Le plus sérieux.

Panasonic LX100

Le LX100 est un gros compact

Certes cela est antinomique, mais pourtant cela représente bien le positionnement de l'appareil.
Compact : un objectif zoom non interchangeable, pas de flash intégré, pas d'écran orientable, ni reflex, ni hybride, et donc il est bien un compact. Mais gros : avec un capteur micro 4/3, et un objectif de grande ouverture (f1,7 - f2,8), difficile de faire vraiment compact comme l'étaient ses prédécesseurs LX3, 5 ou 7.
En image, côte à côte, le LX5, le GX1 et le LX100.
A gauche, le LX5(et LX7) un vrai compact, un petit regret tout de même qu'il n'y ait pas de suite à cette gamme vraiment exceptionnelle (qui sait ? peut être ?), à droite le GX1, un micro 4/3 à objectif interchangeable, mais sans viseur, et au milieu le LX100:
Panasonic LX5 - LX100 - GX1
Cela ne saute pas au yeux en regardant cette image, mais le LX5, ici à gauche, est bien plus petit que les 2 autres.

Le LX100 est un compact expert

Les temps ont changé, le marché des compacts s'est évanoui avec les photophones, Panasonic se devait de rester collé au marché des experts, et donner un successeur au LX7.
Le LX100 est un expert, un vrai. Le photographe remarquera tout de suite la bague des diaphragmes, une molette des vitesses, et la disparition de la molette des modes. L'ergonomie est revenue plus classique, l'ouverture comme les vitesses se règlent du bout des doigts, avec pour chacun une position Auto. On a même une bague pour le réglage de la distance si nécessaire. On retrouve ainsi tous les modes qui étaient estampillés P, A, S, M, mais maintenant les réglages sont directs et tellement plus faciles à faire. Il suffit de choisir un diaphragme pour se retrouver dans le mode A priorité Aperture.
La correspondance avec les modes sous forme de tableau:
Mode Ouverture Vitesse
P Auto Auto
A De f1,7 à f22 Auto
S Auto de T à 1/4000s
M De f1,7 à f22 de T à 1/4000s
Je suis sûr que vous aussi vous avez pesté, un jour, en cherchant en vain dans l'obscurité comment régler en mode Manuel, le dia, les vitesses, et la mise au point ... quasi impossible sans le Mode d'Emploi. Tout cela est bien fini avec le LX100, vous pouvez le faire les yeux fermés (quoique la mise au point ... peut être pas).

Le capteur du LX100

Panasonic a utilisé son capteur fétiche de 16 Mégapixels, il utilise cet argument dans ses publicités, mais, surprise, les images ne font que 12 Mégapixels !
Deux raisons à cela: la première est liée à l'objectif, ce dernier est très lumineux (f1,7) et donc relativement encombrant, et si les concepteurs avaient du couvrir la totalité du capteur micro 4/3, l'objectif aurait été encore plus gros et plus lourd, adieu la compacité ! La deuxième raison tient au multi-format que permet le LX100. Panasonic a repris ce concept que l'on avait sur la série des LX, le LX100 est bien de la même lignée ! Il s'agit avec le multi-format, d'offrir de vrais formats 16/9, 3/2, 4/3, 1/1 et pas un banal recadrage qui n'apporte rien de plus, et que tout le monde peut faire son recadrage sur l'ordi de façon très simple. 
Regardons en détail chacun de ces formats:
Format Taille largeur Taille hauteur Nombre de pixel
16/9 4480 2520 11289600
3/2 4272 2856 12200832
4/3 4112 3088 12697856
1/1 3088 3088 9535744
Le 16/9 est le plus large des formats, pour embrasser une belle largeur de champ, le grand angle de 24 mm est ici utilisé à son maximum,
Le 3/2, on perd ici un peu en largeur de champ mais on gagne en hauteur, ce format est dans le même rapport que le 24x36 universellement utilisé,
Le 4/3 un peu moins de largeur et toujours un peu plus de hauteur, pour le LX100, ce format est le plus grand en nombre de pixel avec 12,7 Mpix, c'est le format idéal pour les photographies familiales,
Et le 1/1, format carré, le seul format qui est un recadrage du 4/3, pour les photographes nostalgiques du 6x6 !
Une belle palette de choix, qui se sélectionne par un commutateur sur l'objectif.
A savoir: le capteur du GX1 fait 4592 x 3448 soit 15833216 pixels (presque 16 Méga pixels). En largeur, le LX100 en 16/9 est proche de la valeur de 4592 (112 pixels de moins). En hauteur le LX100 plafonne à 3088 pour 3448 du GX1. Sachant que le capteur est quasiment le même sur les deux appareils, on devine l'espace utilisé par l'objectif sur le capteur :
Le cercle image de l'objectif ne couvre pas la totalité du capteur micro 4/3 (conception oblige), et les différents formats s'intègrent à l'intérieur du cercle.
Panasonic LX100 Multi-format

Le multi-format est un concept peu courant dans le monde de la photographie, et largement incompris par beaucoup au vue des remarques négatives que l'on trouve sur le web ... et pourtant le multi-format est tout simplement génial. J'avoue avoir été habitué avec mon XPAN argentique de passer du 24x36 au 24x65 en tournant un bouton ... ça c'est du multi-format !

Revenons aux 12 Mégapixels ... certes ce n'est pas énorme, surtout en comparaison avec un Canon 5Ds de 50 Mpixels. Mais avons-nous vraiment besoin de plus ? Le format A3 est largement couvert par cette définition, et l'on peut aller jusqu'au format A2 (à 180 ppp), et pour la plupart d'entre nous, nous ne faisons que très rarement des impressions A2, alors que faire de tous ces pixels ? Avec ce format, les fichiers sont plus légers (15 Mo pour le Raw, 6 Mo environ jpeg fine), et les outils sont plus véloces quand il s'agit de les manipuler. Le stockage en est d'autant allégé, les disques durs pourront respirer encore quelques temps.
Bon, il faut bien reconnaître que parfois, j'aime bien zoomer dans l'image, quel plaisir d'y découvrir mille détails ! Le LX100 se rattrape avec un piqué de l'objectif au top. Par contre, quand il faut reproduire des documents comme des plaques photographiques, effectivement, le LX100 est à la peine, et mon GX1 avec 16 Mpix est même un peu juste. Donc dans de rares cas, la définition sera un handicap(* complément en fin d'article).

L'objectif du LX100

Signé Leica mais parait-il de conception Panasonic qui maitriserait parfaitement la conception... en tout cas avec une ouverture de f1,7, il est très lumineux, et encore f2,8 au télé, ce qui n'est pas mal du tout. 
Le LX100 est taillé pour les ambiances sombres et pour des images très peu bruitées en profitant au mieux de cette luminosité, et retardant ainsi la montée de la sensibilité, et donc du bruit.
Panasonic LX100 Paysage du soir
F2,3 - 1600 iso - 1/10s - focale 35 mm - Raw développé sous Lightroom
Son amplitude varie de 24 mm à 75 mm, un beau grand angle et un télé un peu court, même si 75 mm suffit dans la plupart des cas. J'aurais bien aimé qu'il pousse jusqu'a 100 mm, et là il aurait été parfait ! Mais je me doute bien que cela aurait été au détriment de la compacité et de la qualité.
Cet objectif permet de faire de la macrophotographie, sans être un champion, il permet tout de même d'observer de près les fleurs et les insectes. La distance de mise au point la plus courte est au 24 mm de l'ordre de 3 cm et s'allonge au télé à 25 cm ... dommage, mais là on touche aux limites de conception de l'objectif.
Panasonic LX100 Macrophotographie
F5,6 - 200 iso - 1/640s - focale 44 mm - jpeg
Un commutateur sur le coté de l'objectif permet de sélectionner "AF macro" : il s'agit pour l'auto-focus de faire la mise au point sur le premier plan de l'image et de descendre à 3 cm de distance focale au lieu des 50 cm dans le cas normal.
Ce mode ne remplacera pas un bon objectif macro, mais avec un peu de maitrise, on doit pouvoir faire de belles choses.

Qualité d'image du LX100

S'il n'y avait qu'une seule raison pour acheter un appareil photo, c'est bien celle de la qualité d'image. Autant en argentique, on regardait la qualité de l'obturateur et de l'objectif, la pellicule faisant le reste, autant en numérique, c'est l'appareil qui fait tout, "pellicule" comprise !
Mais que demande t'on à notre appareil pour pouvoir lui décerner 5 étoiles ? Probablement des images aussi réelles que nos yeux peuvent voir ... on veut un outil fidèle et précis, à la manière d'une scie qui doit couper propre et droit, pour ensuite nous permettre d'élaborer le fruit de notre créativité.
Le LX100 est bien armé avec un hardware de bon niveau (objectif, obturateur, capteur), ainsi qu'un processeur puissant, ne reste plus que le logiciel et ses algorithmes de haut niveau pour traiter l'image et produire un résultat aussi proche de la réalité que cela est possible.
Et bien le LX100 a un comportement excellent ! En comparaison,  le LX5 produit des images très flatteuses, et le GX1 des images plutôt ternes, le LX100 est entre les deux avec des images bien équilibrées.
Panasonic LX100 Paysage de montagne
F5,6 - 1/800s - 200 iso - focale 24mm - jpeg

Ce qui est appréciable est la dynamique, le rendu des hautes lumières est bon, enfin l'on retrouve du détail dans les parties les plus lumineuses des photographies, les nuages ne sont plus des taches blanches, on peut avec le LX100 en voir tous les détails.
Panasonic LX100 Paysage de mer
f6,3 - 1/2000s - 200 iso - focale 31mm - Raw développé sous Lightroom
De même, la sensibilité peut être poussée jusqu'a 3200 iso avec un résultat très convenable, ce qui, associé à un objectif très lumineux, permet de photographier sans souci dans des ambiances sombres, avec une vitesse encore acceptable.


Le point sur quelques fonctions du LX100


Correcteur d'exposition : une superbe molette qui tombe directement sous le pouce, réglage par 1/3 ev. Cette molette est très pratique et utilisable très (trop ?) facilement. L'appareil ne fait pas toujours la bonne mesure de lumière ... les ombres peuvent devenir très claires ou les clartés très sombres ... un petit coup de molette, le résultat est visible immédiatement et permet de corriger. Attention de ne pas oublier le retour à zéro ou de la tourner sans s'en apercevoir (pas de verrouillage).

Le mode manuel : au-delà d'une vitesse de 1/2s pas de soucis, la vitesse se règle par le barillet des vitesses. Pour les vitesses très lentes de 1s et plus, le barillet propose "1+", il faut donc régler le temps de pose par une autre commande, celle-ci est la bague libre de l'objectif.
Dans le cas ou le réglage de la distance est aussi manuel (MF), cette bague reprend sa fonction de réglage de la distance, la vitesse se règle alors par la roue du pad.
Voici un cas de photographie ou tout se règle manuellement, le ciel étoilé.
Panasonic LX100 Ciel étoilé
f2,5 - 5 sec - 6400 iso - focale 24mm - Raw développé sous Lightroom
A propos de l'AF Manuel MF, il se sélectionne par le commutateur à 3 positions "AF, AF macro, MF", le réglage de la distance se fait par la bague de l'objectif avec une aide de type loupe sur l'écran/viseur. Ne pas oublier de revenir en mode AF, celui-ci  n'étant pas programmable par les menus, il ne peut pas revenir automatiquement à la valeur de base.

Vidéo
Le LX100 filme en 4k, je n'ai pas essayé cette fonction n'ayant pas d'écran d'une telle définition, alors je me contente du mode full HD en 50fps pour plus de fluidité(!). Avec iMovie la génération du film en Mp4 donne un débit maximum de 28 Mbits/s, à ce niveau là, la qualité est au rendez vous.
Quelques images générées à ce débit (mais Viméo retraite le fichier original ...) :

Le format RAW
Le fichier jpeg peut ne pas convenir dans certain cas, alors il faut se rabattre sur le fichier raw. Celui-ci contient l'image brute sans traitement particulier. L'avantage est que l'on peut par la suite reprendre notre image par un logiciel spécialisé et la travailler afin d'en obtenir la "substantifique moelle" dixit Rabelais.
Par exemple ce coucher de soleil, le jpeg de l'appareil :
Panasonic LX100 Comparaison Jpeg - Raw
 et le RAW après traitement sous Lightroom qui permet de faire ressortir le premier plan et ajouter un peu plus de contraste coté nuage :
Panasonic LX100 Comparaison Jpeg - Raw

Le HDR
Pour rappel, le HDR comme High Dynamic Range, permet de photographier des vues contrastées avec un rendu des ombres et des hautes lumières rehaussées. Ceci est possible en faisant plusieurs photos avec des niveaux d'expositions différents propres aux basses et aux hautes lumières. Les différentes photos sont assemblées pour réaliser l'image finale.
Le LX100 propose cette fonction en interne, et curieusement le HDR n'est possible qu'avec une configuration en mode jpeg. Si vous choisissez un enregistrement RAW, le mode HDR n'est pas proposé par les menus. L'appareil offre le choix de + ou - 2 ou 3 ev. L'appareil prenant plusieurs photos, il est recommandé de ne pas bouger durant les 3 prises de vues.
Un exemple d'utilisation du HDR avec une image fortement contrastée, un rayon de soleil sur le chat faisant sa sieste ..., en premier le jpeg classique :
Panasonic LX100 HDR 
la même image prise en mode HDR, la fonction est tout de même efficace :
Panasonic LX100 HDR

Sinon des logiciels spécialisés existent pour cette fonction et proposent de nombreuses possibilités pour des rendus créatifs, on utilisera le Bracketing sur 3, 5 ou 7 images, le HDR se fera alors sur ordinateur.
Avec un logiciel de HDR Aurora, voici ce que cela peut donner avec un bracketing sur 5 images:

 Le résultat est "meilleur", disons qu'il fournit une image plus relevée, mais la mise en oeuvre est moins facile, le HDR du LX100 est un bon compromis, voire de meilleure qualité.
A noter que le fichier RAW peut permettre aussi, dans une moindre mesure, de réaliser l'équivalent d'un traitement HDR avec une seule image.... mais ce procédé n'aura pas la puissance du HDR.

Time-Lapse - intervallomètre
Cette fonction permet de faire des vidéos accélérées à partir d'une grande série de photographies faites à intervalle régulier.
Sur le LX100, on règle la durée de l'intervalle, entre 1s et 99m99s, ainsi que le nombre d'images désiré jusqu'a 9999.
La fonction peut être arrêtée en cours par la touche Fn2, relancée ou arrêtée définitivement.
En fin d'action, l'appareil propose de réaliser une vidéo avec le choix du nombre de frame par seconde.
Pour ma part, j'utilise aussi le logiciel GoPro-Studio (gratuit) pour assembler en vidéo mes images.
Le LX100 propose aussi une fonction similaire intitulée "Animation image par image", plus simple (pas de programmation du nombre d'images, ni choix du nombre de fps) qui fait un peu double emploi.
Ci dessous un exemple de vidéo faite avec la fonction intervallomètre du LX100:
Le Wifi
La fonction a évolué depuis le GX7, la connexion est beaucoup plus simple avec l'utilisation d'un QRcode, mais il faut toujours désactiver les "données mobiles" pour réussir une connexion(sinon le smartphone cherche un accès internet et ne le trouve pas, alors il coupe la connexion !).
La portée est bonne et l'on peut s'éloigner du LX100 d'une 15 zaine de mètres (en vue directe) sans craindre la coupure, alors que je n'avais pas réussi à dépasser les 3 mètres avec le GX7.
Le smartphone utilisé en télécommande est très simple d'utilisation et très pratique, tous les réglages sont à portée de main, encore plus facile qu'avec l'appareil dans les mains.
L'application permet aussi de transférer des images de l'appareil vers le smartphone très simplement.
Par contre je n'ai pas encore réussi la connexion au Mac ... ce n'est pas aussi simple, je ne désespère pas d'y arriver un jour !

L'obturateur mécanique ou électronique ?
Le LX100 possède deux obturateurs que l'on peut choisir par les menus ou laisser en mode automatique.
L'obturateur mécanique monte au 1/4000s, à peine un petit bruit. Il permet des synchronisations au flash à des vitesses élevées et une réduction des distorsions des images en mouvement rapide.
L'obturateur électronique est utilisé par l'appareil lors des prises de vue à vitesse élevée jusqu'au 1/8000s, pour les déclenchements silencieux, le mode rafale.

Petits défauts du LX100

Touches de fonction : la compacité de l'appareil fait que les doigts traînent malencontreusement sur l'arrière et appuient sur les touches sans le vouloir. Cela ne serait pas grave si ces touches n'étaient pas si sensibles. On se retrouve régulièrement dans les menus sans l'avoir voulu. Je n'ai pas souvenir d'avoir eu ce problème avec le GX1, qui de plus, possède des touches métalliques, tout de même mieux que les touches plastiques du LX100.

Time Lapse : la durée du time lapse est limitée à celle de la batterie. En configurant sans bip ni affichage, on peut aller jusqu'a 1h30 - 2h (à 5s entre images). Le remplacement de la batterie se faisant par en dessous, on ne peut pas la changer en cours de route, la fixation sur un pied bloquant l'accès à la trappe.
L'appareil a un bug ... dans un cas de figure, l'intervallomètre ne fait qu'une image sur 2, par exemple, pour un intervalle de temps de 5s, la fonction passe à 10sec, et pour 1000 photos programmées, je n'en retrouve que 500 !
Ceci se produit quand je modifie l'affichage du display afin qu'il reste noir pendant la durée de la prise de vue, le but étant d'économiser de la batterie. En laissant l'affichage normal, il n'y a pas de problème.

Capacité de la batterie : celle d'origine est une 7,4w (1025 ma). Autonomie d'environ 300 photos jpeg + raw, avec 10 mn de vidéo. Autonomie moyenne, il n'existe pas de poignée permettant d'embarquer une deuxième batterie.... avis aux fabricants d'accessoires !

Correction d'exposition : molette trop sensible, pas de verrouillage.

Mode automatique : de base le LX100 choisit une ouverture de f5,6, celle où l'objectif procure sa meilleure qualité, la mise au point multi-zones se faisant plutôt sur le premier plan, l'arrière plan est parfois flou à cause de la profondeur de champ un peu faible à f5,6. Il faut penser à vérifier ses prises de vue, et si besoin passer manuellement sur f11 ou f16 pour augmenter sa profondeur de champ.

Vidéo : le bouton est dur et difficile d'accès. En main libre, le bougé est inévitable lors de l'arrêt de la séquence. Pas de prise casque, ni de microphone.

Le flash : pas de flash intégré. L'appareil est fourni avec un petit flash externe à fixer sur la griffe.
L'appareil permettant de photographier à 3200 iso, l'utilisation d'un flash sera rarissime.... de nuit, ou de jour pour déboucher les ombres.

Le viseur : Dommage que Panasonic n'ait pas repris le concept du viseur orientable du GX7 ...

Le HDR : obligation de passer en mode jpeg uniquement (pas de RAW) pour pouvoir accéder à la fonction.

Le WIfi : la connexion au pc reste fastidieuse, le clavier pour éditer les noms et mots de passe est particulièrement abscons ...

L'écran : il n'est pas tactile ... mais j'hésite, est ce un défaut ou une qualité ? probablement les deux, parfois on aimerait bien le tactile, lors de la manipulation du clavier alphanumérique par exemple, mais en action plutôt non tactile pour ne pas faire des choix non désirés.

Grandes qualités du LX100

La qualité d'image : excellente, que ce soit dans les ombres ou les hautes lumières ou le rendu des couleurs. Même si les jpeg sont de bonne facture, on aura intérêt à travailler en RAW pour améliorer encore le rendu des images.

La réactivité : Le LX100 est plutôt véloce, que ce soit à la mise sous tension, la rapidité de mise au point, ou le mode rafale ... rien à redire, il est rapide !

Vidéo : la définition de 4k, l'excellente qualité des images, qualité du micro intégré très bonne.

La compacité : même si le LX100 n'est pas aussi compact que l'on aurait souhaité, il est de très loin bien plus petit et plus léger qu'un reflex APS, ne parlons pas des reflex plein format ... Le LX100 peut être emporté partout, sans se poser de question, personnellement je l'utilise en randonnée vélo (couché) et je fais même des photos en pleine action ! (cf. mon blog vélo) ... certes le LX5 était plus adapté pour ce genre d'activité, le LX100 reste un poil encombrant !
Panasonic LX100 dans l'action

Quelques images avec le LX100

Images jpeg issues de l'appareil

Panasonic LX100 de la couleur à Deauville

Panasonic LX100 Distributeur vintage

Panasonic LX100 Téléphone vintage

Panasonic LX100 Champ de blé

Panasonic LX100 Coucher de soleil

Panasonic LX100 Nénuphar

Panasonic LX100 Grappes de raisin

Panasonic LX100 Feuilles de figuier

Panasonic LX100 Papillon Azuré

Panasonic LX100 à la mer

Panasonic LX100 Blockhaus

Panasonic LX100 Cabines

Panasonic LX100 Mobilhomes du camping

Panasonic LX100 Grappe de tomates

Panasonic LX100 Pots à jacynthes

Panasonic LX100 Rêverie à la Fête des plantes

Le LX100 pour qui et pourquoi faire ?

Sachant que l'appareil idéal n'existe pas, le LX100 est tout de même bien placé dans la catégorie des compacts experts, il sait (presque) tout faire, et plus particulièrement la vidéo en montant jusqu'au format 4K, la photographie en toutes circonstances avec des images de qualité, peu bruitées, et une rapidité d'exécution très agréable. Mais n'étant pas à objectif interchangeable, il ne sait pas faire autre chose que les 24-75 mm de son objectif, et donc pas de chasse photographique, ni belle macrophotographie.
Mais lui, il tient dans une grande poche, on ne se pose pas la question "Est ce que je prends mon appareil, avec quels objectifs ?", non, on le prend ! C'est son grand avantage, l'avoir toujours sous la main, prêt à saisir "l'instant décisif".

(*) Complément sur la définition de 12 Mégapixels
J'ai essayé de vous convaincre que les 12 Mégapix étaient largement suffisant ... mais après avoir jouer avec la réalisation d'un album, celui proposé par Blurb dans LightRoom, je me suis rendu compte que la définition était limite dans bien des cas : par exemple en utilisant le zoom pour cadrer plus serré son sujet, ou tout simplement une image en plein format double page sur un album carré de 30x30 ... LightRoom signale alors une définition insuffisante inférieure à 200 ppp. Même si on se retrouve à une valeur très proche dans ce dernier cas, les 12 Mpix sont ici très limite !
En haut à droite de l'image, le petit signe "!" indique que la définition est insuffisante.
L'image faisant 4480 pixels de large, imprimé à 200 ppp, l'image fera 56 cm ... pour un album qui fait en double page 60 cm, on est en dessous !